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De la délicatesse...

Nous le savons tous, il suffit parfois d'un mot, d'un regard, d'un geste, pour bousculer et remettre en cause une vision plus agréable que l'autre avait de lui-même. Et alors il se ferme ou réagit d'une manière bien à lui, nous laissant dans notre sentiment de n'être pas compris.

Car, au quotidien, il y a la charge de travail, l'urgence, la multiplicité des tâches, la pression des objectifs, la diversité des caractères…faut-il « prendre des gants » pour se faire entendre ?

L'expression date de la fin du XVIIIe siècle. Le "gant" symbolise la précaution et la délicatesse. En effet, le fait d'enfiler des gants renvoie à l'idée de protection contre la saleté, les blessures...
« Je suis souvent étonné de voir combien chacun s'aime lui-même plus que tout et pourtant tienne moins compte de son propre jugement sur lui-même que de celui des autres » Marc Aurèle
Appliqué aux relations humaines, prendre des gants signifie ménager notre interlocuteur pour le protéger.
Prendre des gants pour ne pas vexer, ne pas blesser et préserver l'amour-propre de l'autre.

Si l'amour-propre a souvent mauvaise presse, il est pourtant, comme le souligne Voltaire (*)une condition de la vie sociale : « C'est le fondement de tout commerce ; c'est l'éternel lien des hommes. Sans lui, il n'y aurait pas eu un art inventé, ni une société de dix personnes formée ; c'est cet amour-propre que chaque animal a reçu de la nature qui nous avertit de respecter celui des autres ».
Ainsi, nous devrions traiter cet amour-propre avec attention et délicatesse comme un "bien" qui nous unit et nous met « en vie ».
Bien sûr, le manque de délicatesse relève plus souvent de la maladresse ou de la volonté de manifester sa supériorité que de l'intention de nuire.
Mais les effets sont là, indépendants de leurs mobiles. Ce n'est pas seulement "l'intention qui compte ! ».

Alors bien sûr, impossible de tenir le cap de la délicatesse en toutes circonstances (nous sommes humains après tout)...mais sûrement possible d'en distiller quelques "fines touches" dans chaque relation.











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Ai-je le droit d'exprimer ma pensée ? Suis-je la bonne personne pour le faire ?
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Permet-elle de faire évoluer les choses ? La personne a-t-elle les moyens d'agir en ce sens ?
Est-elle bienveillante ?
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Valérie Bergère pour Gymnase du Management

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