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La reconnaissance comme ciment social


L'origine étymologique du mot reconnaissance énonce d'emblée l'enjeu : « action de se faire reconnaître aux fins de ralliement».

Il s'agit bien, comme le défend Jean-Jacques Rousseau, d'être vu pour faire partie du groupe et ainsi, d'exister : « Dès qu'ils vivent en société, les hommes éprouvent le besoin d'attirer à eux le regard des autres. Autrui est alors nécessaire à ma propre complétude. Le besoin d'être regardé, la recherche de l'estime publique représentent, non un vice, mais un besoin constitutif de l'espèce humaine. En somme, nous avons un besoin impérieux des autres, non pour satisfaire notre vanité, mais parce que, marqués d'une incomplétude originelle, nous leur devons notre existence même. »

management par la reconnaissance Chacun intègre, dès le début de sa vie, un système humain, social, dans lequel il est tour à tour coopérant et assisté. Une condition émerge pour continuer de vivre dans ce système : susciter et conserver la reconnaissance, l'estime des autres. Sans cette reconnaissance, nous ne sommes pas ou plus sollicités pour coopérer. Et si nous ne coopérons pas, nous ne serons pas assistés en cas de danger. La considération des autres est une condition d'intégration sociale.

Le besoin d'estime des autres pourrait être un besoin biologique au même titre que le celui de boire et de manger puisqu'il nous est essentiel pour continuer de vivre.
De là vient que le sentiment d'exclusion serait, selon certains anthropologues, un réflexe de survie : « la douleur provoquée par l'exclusion est un signal pour l'individu qu'il doit faire un effort pour retrouver son groupe » (*)

La vie au travail remplit aussi cette fonction d'intégration sociale via la reconnaissance qui nous est témoignée.

C'est pourquoi la critique peut être si douloureuse : elle nous rappelle que l'intégration au groupe n'est jamais acquise. A nous, cependant, de distinguer danger réel ou imaginaire !
Tristan de Fommervault

(*) Cerveau et Psycho n°7

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